

◊ Antonio Florio
direction
◊ Giuseppe De Vittorio
ténor
◊ Alessandro Ciccolini
violon
◊ Tommaso Rossi
flûte traversière
◊ Ugo Di Giovanni
archiluth
Cantate Napoletane del 700"
GIUSEPPE DE MAJO (1697-1771)
arie da « Lo finto laccheo » (Napoli 1725)
"Quanno lo pesce è bivo" ![]()
"Gia´ che `sto bello sole"
NICOLA UGOLINO (fine XVIIsec. XVIII)
Concerto a solo leuto e violini in Sib. maggiore ![]()
LEONARDO LEO (1694-1744)
Siciliana per voce, 2 vl.ni e b.c. ![]()
LEONARDO LEO
Concerto per traversiere e archi in Sol maggiore ![]()
GIUSEPPE DE MAJO
"Se crede sta´ secura" aria da "Lo finto laccheo" (Napoli 1725) ![]()
NICCOLO´ GRILLO (sec.XVIII)
"Visciole de´sto core" cantata in lingua napoletana ![]()
NICOLA FIORENZA (1700ca-1764)
sinfonia a violino principale ![]()
GIUSEPPE DE MAJO
"Lo villano che `na chianca" aria da „Lo finto laccheo" (Napoli 1725) ![]()
NICCOLO´ GRILLO
"Sosutose `no juorno" cantata in lingua napoletana
Pour plus d'information:
Il n’est plus besoin de rappeler tout ce que l’on doit à Antonio Florio et à sa Cappela de’Turchini dans l’exploration de la musique napolitaine des XVIIe et XVIIIe siècles. Fermement installé à Naples même, ces musiciens d’exception nous ont permis, depuis plus d’une décennie, de découvrir, médusés, les mille ramifications et joyaux d’un monde sonore et théâtral dont l’influence sur toute l’Europe se fit sentir durant toute l’époque baroque, notamment dans le domaine de la musique vocale.
Avec ce disque consacré aux cantates napolitaines, ils font une nouvelle fois revivre la verve irrésistible (des patois locaux d’une étrangeté souvent drôlatique, notamment avec les 4 airs de Giuseppe de Majo, littéralement à mourir de rires) mais aussi la sophistication harmonique de compositeurs parfois connus (Leonardo Leo, l’une des découvertes de ces dernières années), parfois totalement étrangers à nos oreilles contemporaines. Qui se souvient des Giuseppe de Majo, Nicola Ugolino, Niccolo’Grillo ou Nicola Fiorenza, augustes inconnus, certes, mais dont l’art coloré inspira les plus grands compositeurs de ce temps ?
Ce nouvel enregistrement possède en outre l’inestimable vertu de proposer des partitions rappelant que Naples fut certes le royaume de la voix mais constitua aussi un lieu d’expérimentation au moins aussi important que Venise ou Rome dans le développement de la littérature instrumentale. On reste pantois devant la beauté du Concerto pour traverso et cordes de Leo, compositeur dont on ne connaissait jusqu’à ce jour que les œuvres vocales. De même, quel compositeur par la suite osa un Concerto pour luth et violons, audace dont Nicolo Ugolino ne se priva guère ? Naples était décidément le lieu de toutes les aventures.
La Cappella de’Turchini livre ici un nouveau témoignage de son talent, mais fait également œuvre utile en dévoilant ces pages capitales dans l’histoire de la musique. Qu’elle nous fasse ce cadeau précieux sans sacrifier son éloquence débridée proverbiale n’en est que plus méritoire.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.